Menu Fermer

Les 6 trucs infaillibles pour négocier comme un PRO

Perdue dans mes pensées , à la sortie de l’ascenseur que je venais d’emprunter pour descendre à la foire alimentaire, question d’aller chercher mon café latte, sans lequel sortir de ma léthargie matinale est mission impossible , je pensais aux bouleversements qui s’annonçaient au bureau.  Des changements importants : nouveau mandat, nouveaux collègues, nouveau département à mettre sur pied, etc.  Devant moi, au cours des prochaines semaines voire des prochains mois, allaient s’ouvrir de nouvelles portes  derrière lesquelles je devrai tracer de nouveaux chemins.   Jusqu’à présent, le train-train quotidien s’était installé, le 9@5 des plus banals.  Peut-être ennuyeux même!  Et Hop, le changement se pointe et tout-à-coup, une peur me fait tressaillir.  J’aurai à négocier! Une compétence que j’avais vaguement fréquentée ces derniers mois.

En descendant l’escalier, je croise l’Ex Grand Patron de la boîte.  Récemment retraité, il était resté dans la boîte comme consultant afin de  finaliser des dossiers de grande importance.  Je le salue et en profite pour le féliciter pour son nouveau bureauVous l’avez bien mérité, Monsieur, ce magnifique bureau! M’empressais-je de lui dire ! Un bureau spacieux digne d’un musée!  Hé oui, les murs étaient habillés des plus grands tableaux faisant partie de la collection des œuvres d’art de la boîte et de quelques vitrines contenant des archétypes historiques.   Trois serrures à déverrouiller et une alarme à huit chiffres à désarmer avant d’entrer dans la voûte prestigieuse.   Même pour Ethan Hunt , pénétrer dans la chambre forte du 15e étage, serait Mission impossible!

Et c’est à la réponse qu’il me donna à mon compliment que j’ai appris une des leçons les plus importantes qui me servira toute ma vie.

« Tu sauras ma chère que dans la vie on n’a pas ce que l’on mérite, mais ce que l’on négocie (on négocie ce que l’on croit mériter)!  »

Des sueurs froides m’envahirent : je devais me remette à plaider ma cause. Emprunter la peau du meilleur avocat. Nouvelles responsabilités, nouveaux défis, nouveaux collègues et employés. Il y avait de quoi négocier : salaires, conditions de travail, contrats, partenariats, etc.

Alors, je lui ai demandé s’il avait des trucs à me partager?

Il m’a répondu : « Viens, je t’offre un café ».  Vous comprenez que j’ai reporté ma rencontre avec un collègue, ce n’est pas courant d’être invité par le Grand Patron pour une leçon en négociation!

Alors, voici les 6 trucs indispensables qu’il m’a donnés et qui ont faire leur preuve :

  • Préparez-vous : Vos émotions doivent être mises en dormance, il est temps d’apporter les faits : chiffres, réalisations, projets sur lesquels vous avez travaillez, témoignages des clients et collègues, et toute autre documentation pertinente et crédible. Ici, vous êtes un rationnel!
  • Commencez par fixer ce que vous voulez :
    • Quels sont vos intérêts et vos besoins? Des attentes élevées génèrent des résultats élevés. N’hésitez pas!
    • Quelles sont vos motivations?
    • Qu’avez-vous à gagner? À perdre?
    • Quels sont les enjeux?
    • Que faites-vous si vous n’obtenez pas ce que vous désirez?
    • Êtes- vous prêt à faire des compromis? – Pensez à une marge de manœuvre avant tout accord.
    • Quel est votre réseau d’influence?

Ayez un objectif clair et exercez-vous à l’articuler avec assurance!

Soyez élégamment assuré!

  • Comprenez la personne avec qui vous aurez à négocier. Mettez vous à sa place:
    • Quelle est sa réalité, son contexte , sa position et sa marge de manœuvre? Quels sont les enjeux?
    • Quels sont ses intérêts et ses besoins?
    • Qu’a-t-elle à gagner? Qu’a-t-elle à perdre?
    • Quelles sont ses motivations?
    • Quel est son réseau d’influence – aurez-vous à faire du réseautage?
    • Si possible, Créez le rapport et un lien de confiance avec cette personne avant le jour de la négociation.

Soyez élégamment actif !

  • Les émotions, elles sont sous contrôle: Avant de commencer toute négociation, prenez un recul et faites le vide des émotions. Défoulez vous ailleurs! Ce qui vous permettra de garder la tête froide et d’adopter une approche raisonnable et honnête.   En début de négociation,  respirez à fond et connectez-vous à vous même et à l’autre.  Restez connecté sur les faits.  Si c’est un client, gardez en tête que votre objectif est de solutionner son problème.

Soyez élégamment calme !

  • Passez à l’action, vous êtes prêt:
    • Tout au long de la négociation, Créez le rapport afin d’établir un lien de confiance et soyez en mode d’écoute: L’écoute demande d’être présent à l’autre consciemment.  Faites le vide dans votre tête et ne préparez pas de réponse.  Portez votre attention sur ce qu’exprime votre interlocuteur par ses mots et ses gestes.  Ne portez pas de jugement intérieur,  restez ouvert à ses propos.
    • Vous voulez validez votre compréhension? Reformulez les propos de votre           interlocuteur en ses propres mots et validez avec lui votre compréhension.
    • Témoignez de l’empathie et de la bienveillance.
    • Posez toujours des questions ouvertes.
    • Travaillez dans un climat de collaboration.  Soyez attentif aux points suivants :
      • Quels sont les arguments soulevés?
      • Quelles sont les contraintes ?
      • Quelle est la marge de manœuvre ?

Soyez élégamment bienveillant!

  • La pratique d’un langage persuasif : Exemple : J’aimerais que vous m’accordiez un peu de temps dans votre agenda prochainement (faites le suivi)afin de discuter de mon expérience et de mes réalisations en relation avec le poste et l’échelle salariale du poste.

Une bonne communication est la clef. Pour négocier de façon efficace, vous devez savoir ce que vous voulez et l’énoncer clairement. Démontrer que vous avez confiance en vous.  Affirmez-vous de manière calme et appropriée.

Faites appel à vos alliés : le silence , le calme et l’écoute . Le silence et l’écoute sont une source d’informations inestimable.  Prêtez l’oreille.

Soyez élégamment persuasif!

  • Ne vous laissez pas trop influencer : il arrive plus souvent qu’autrement qu’en négociation votre interlocuteur vous dira qu’il n’a pas de marge de manœuvre ou que cette offre est maximale, il ne peut faire mieux. Ne vous laissez pas impressionner , essayez de comprendre ce qui se cache derrière cette affirmation/position.  Encore ici, le silence est votre allié.

Soyez élégamment confiant !

  • Misez sur une relation gagnant-gagnant : Soyez souple.  Votre objectif est d’arriver à une entente et non d’aboutir à une négociation caduque.  Une approche défensive par les deux parties ne mènera nulle-part, sinon au cul de sac.  Les deux parties doivent y trouver leur compte, tout comme en diplomatie!

Soyez élégamment diplomate !

“Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n’ayons jamais peur de négocier.”

Dans toute négociation, mieux vaut être la solution que le problème.

Lorsque je me prépare à discuter avec quelqu’un, je consacre un tiers du temps à penser à ce que je vais dire et deux tiers à penser à ce que l’autre va me dire.

Un objectif sans plan s’appelle un vœu

Si je disposais de neuf heures pour abattre un arbre, j’en emploierais six pour affûter ma hache

<a href= »https://fr.freepik.com/photos-vecteurs-libre/affaires »>Affaires photo créé par pressfoto – fr.freepik.com</a>

 

La Mercedes, synonyme de classe ?

Je suis en transit, entre deux correspondances, je reviens d’un voyage durant lequel j’ai combiné boulot,- un mandat de formation  à l’étranger – et une petite vacance.  Je prends mon mal en patience car le transit s’annonce long, huit heures d’attente à tuer. Je viens d’atterrir après un vol de 12 heures et je suis exténuée.  Je dois tuer le temps ou c’est lui qui aura ma peau, KO, car je suis morte de fatigue.  Cette fatigue s’est emparée de mon corps et je sens que le temps ne tardera pas à tuer le peu d’énergie et d’attention  qui me reste pour demeurer alerte  et ne pas sombrer dans les bras de Morphée et rater mon prochain vol. Mes paupières sont lourdes comme des bouteilles de butane et je songe à mettre des cure-dents entre mes deux paupières afin d’empêcher leur fermeture.  Alors, je fais les cents pas afin de résister à l’appel d’une petite ronflette.  Je fais du lèche-vitrine aux abords des boutiques grand-Luxe et du lèche-magazine dans les boutiques accompagnatrices des voyageurs.  Vous savez ces boutiques où l’on trouve des confiseries, des magazines très intéressants et très ennuyants, des livres, des sandwiches et des  boissons hors de prix (quoiqu’ils soient détaxés!), des accessoires de voyage et des clopes.  Bref, le magasin général du voyageur!

Je feuillète un magazine, un article intéressant attire mon attention.  Comme je suis trop fatiguée pour rester debout et lire l’article au complet, je regarde le prix, fais un petit calcul mental de conversion de devises dans ma tête,  j’hésite, je me dis,  » si tu crois que l’éducation coûte cher, essaie l’ignorance ».  Cette phrase me convainc d’investir dans 150 pages de formation.  D’autant plus que le caissier commençait à me jeter des regards désapprobateurs!

Alors je vous résume la lecture intéressante de cet article.  Je suis convaincue que vous reconnaîtrez ce type d’individus dans votre entourage élargi.  Si c’est le cas, soyez bienveillants et partagez cet article, il pourrait sauver leur carrière (et peut-être la vôtre!)

Dacher Keltner, professeur de psychologie de l’Université de Californie, après 20 ans de recherches comportementales, a mis sur pied un schéma troublant de comportement.  Ouf!

Il a observé, que de façon générale, l’avancement, les promotions ou de plus grandes responsabilités, bref, le gain de pouvoir en général est attribuable à des qualités de noblesse et des actions bienveillantes telles que l’empathie, la collaboration, l’ouverture d’esprit et le partage.  Toutes des actions et des qualités de leadership qui font avancer les autres.

Mais au fur et à mesure que les gens gravissent les échelons vers le sommet  et gagnent en pouvoir, ces belles qualités essentielles de leadership s’estompent.  C’est la perdition de toute élégance professionnelle.  Les effets de l’altitude se font ressentir : malfonctionnements du cœur  et de la tête qui se traduisent par une perte de sensibilité et du sens de l’éthique.  L’apparition de ces symptômes ne sont pas sans conséquences graves sur leur santé professionnelle (et personnelle) et sur  celle de leur entourage!

Lord Acton, historien du XIXe  siècle affirmait : «  le pouvoir a réellement tendance à corrompre ».

Dans une expérience qu’il a menée, le professeur Keltner  a réuni des personnes et a formé des groupes fictifs de trois personnes pour un projet d’écriture fictive.  Dans chacun des groupes, un leader était nommé. Après quelques minutes de travail (trente minutes), sur la table, une assiette de biscuits fraichement sortis du four était déposée.  L’assiette contenait quatre biscuits.  Par égard aux autres, chacun prit un seul biscuit.  Et devinez qui a pris le dernier dans la majorité des cas? Le leader nommé.  En plus de prendre le dernier biscuit, « ces leaders » ont démontré un manque de manière flagrant, voire des comportements grossiers : bouche ouverte en mangeant, lèchement de babines et étalement de miettes.  Plutôt ordinaire les leaders?

Que dire de la richesse? Bien Paul Piff, également de l’Université de Californie, conjointement avec le professeur Keltner ont révélé que les automobilistes conduisant une voiture de classe telle qu’une Mercedes ou une BMW ne cédaient le passage aux piétons qu’une fois sur deux, contrairement à ceux conduisant une voiture de classe moyenne qui le cédaient tout le temps.  La Mercedes est-elle synonyme de classe ? L’habit ne fait pas le moine!  Cela dit, je connais des gens qui conduisent des voitures de luxe, Jocelyn, Maxime, Pierre, Aline,  et sont des leaders d’exception et qui ont le souci de l’autre et de leurs employés.  Je les salue! Si vous les croisez, il ne fait aucun doute que vous les reconnaîtrez!

Pour ajouter à cette triste réalité, des enquêtes effectuées auprès d’employés dans vingt-sept pays ont révélé que les riches sont plus susceptibles de se livrer à des pratiques douteuses- voire interdites –  en termes d’éthique, telles que : acceptation de pots-de-vin et tricherie fiscale (« les Panama papers « me viennent en tête).  Et Danny Miller des HEC Montréal ajoute que les PDG détenant des MBA sont plus susceptibles d’agir par intérêt personnel afin de faire augmenter leurs revenus personnels, ce qui fait baisser la valeur de leur société.

Les études démontrent que les gens détenant un certain pouvoir au sein des organisations sont trois fois plus susceptibles de traiter ceux occupant des « postes inférieurs » de manière cavalière et adopter des comportements dépourvus de toute élégance professionnelle, de respect et d’éthique.  En effet, il a été observé que ces supposés « leaders » interrompent leurs « subalternes », font du multitâche dans les réunions, haussent le ton et entretiennent des propos insultants au bureau.

Cette inélégance a des répercussions  considérables sur l’entourage :

  • la réputation des cadres est entachée, ce qui les bloque dans leur progression;
  • les collègues vivent du stress et de l’anxiété, ce qui diminue l’engagement, la performance et la créativité.

Dans un récent sondage, huit cents (800!) employés et patrons provenant de différents secteurs (17 en tout), près de la moitié ont avoué être traités brutalement au bureau et ceci a fait qu’ils ont volontairement diminué leur engagement ainsi que la qualité de leur travail.

Mais heureusement, ce qui distingue l’ humain des animaux, c’est la capacité d’agir avec sa conscience :

  • la conscience c’est l’élément le plus important du leadership.  Sans conscience – pas de leader.
  • la conscience est notre lumière intérieure, ce sens moral et spirituel en chacun de nous.
  • c’est le sens moral, les valeurs, le sens de la justice, l’honnêteté , le respect et de la contribution qui transcendent en chacun de nous.  C’est l’opposé de l’ego (qui lui exerce son ambition au détriment des autres).

Soyez élégamment professionnel !

 

Suggestions :

  1. Vous avez eu une promotion qui augmente votre pouvoir d’exécution.  Très bien.  Soyez attentif à vos comportements et aux sentiments que vous procurent vos nouvelles responsabilités.  Si vous vous sentez tout-puissant, assoiffé de pouvoir et immunisé contre des comportements non-éthiques, arrêtez-vous et prenez un temps de réflexion.  Ce temps de réflexion permettra  d’identifier vos sentiments, de les nommer et ainsi de calmer vos pulsions abusives.  Exercez-vous tous les jours à la pleine conscience.
  2. Observez vos nouveaux comportements:
    • Interrompez-vous les gens davantage?
    • Votre téléphone est devenu plus important que la personne devant vous?
    • Vos interventions, sont -elles humiliantes ou blessantes?
    • Prenez-vous tout le crédit pour un travail d’équipe?
    • Dépensez-vous plus qu’avant?
    • Et le nom de vos collègues, vous vous en rappelez ?

Si vous avez répondu oui à plusieurs questions, il est temps de redescendre au niveau de la terre ferme afin de mieux oxygéner vos neurones.

3. Développez votre leadership bienveillant:

    • Développez vos compétences d’empathie (Regardez l’autre quand il parle, soyez à l’écoute et intéressez-vous à lui);
    • Développez vos compétences de générosité (partager vos idées)
    • Développez vos compétences de reconnaissance (remercier vos pairs et collègues)

Mettez votre conscience au service de votre élégance professionnelle !

Tous ont une importance.  Ils méritent notre attention et notre intérêt, même si tout ce que nous faisons est de sourire et de dire bonjour.

La conscience, c’est notre feu intérieur.  Allumez-le et gardez le allumé.  C’est notre buisson ardent qui ne se consume pas.

La bienveillance est un sentiment tellement propre au cœur humain que celui qui cesse de l’éprouver doit être considéré comme un être malade ou défectueux.

La modeste et douce bienveillance est une vertu qui donne plus d’amis que la richesse et plus de crédit que le pouvoir.

ÊTES-VOUS AGILE?

L’agilité émotionnelle, quelle belle combinaison de mots! Vous ne trouvez pas?  Mais qu’est-ce que c’est? Selon le Harvard Business Review, c’est la capacité de ne pas adhérer à nos ressentis sans toutefois les refouler , les entasser dans un tiroir qui finira par ne plus fermer.  Nous prononçons en moyenne entre 5 000 et 7 000 mots par jour, et ce, peu importe le sexe.  Tout dépend bien sûr de notre environnement et de notre métier.  Si nous prononçons entre 5 000 et 7 000 mots par jour, combien traversent notre tête ? Certainement plus de 60 000 par jour! Ouf! Il y a de quoi prendre une pause de temps en temps et mettre notre mémoire de travail en arrêt et redémarrer à zéro, question de libérer les circuits et de réinitialiser les paramètres.

Et tous ces mots et pensées qui engorgent nos circuits sont majoritairement un entrelacement  de jugements, d’évaluations et d’émotions. Certaines sont utiles et positives et d’autres devraient prendre la route de la corbeille, de la filière 13. De quoi créer des engorgements sur l’autoroute des neurones!

Alors, ne mordez pas à l’appât de ces pensées, elles ne sont pas des faits.  Et le but n’est pas non plus d’éviter le contexte qui les ramènent  à la surface.  Et surtout, nul besoin de les rationaliser pour les évacuer.  Laissez le bavardage interne avoir lieu et ne participez pas à ces discussions.  Prenez place sur les estrades, comme spectateur, pour regarder le film.  Vous êtes tout simplement spectateur et non critique de cinéma!

Suggestions : Reconnaissez ces pensées, n’essayez pas de les minimiser ou de les éviter.  Elles prendront plus de place.  Essayez pour voir d’éviter de penser à  une girafe, maintenant.  Et maintenant, pensez à une girafe!

Alors comment aborder ces pensées ? Bien…, avec une approche attentive et productive et en fonction de ses valeurs.  C’est cela l’agilité émotionnelle!

Plusieurs études ont démontré que l’agilité émotionnelle, notamment celle du professeur Frank Bond, de l’université de Londres,  permet  d’améliorer la performance au travail,  de réduire le stress, de diminuer les erreurs et d’être plus innovant.

Pour vous aider à développer cette compétence essentielle, voici quatre étapes à suivre :

  1. Reconnaître vos comportement récurrents

Reconnaissez le moment où vous avez mordu à l’appât de ces pensées.  À ce moment précis, vos mots et pensées deviennent répétitifs, comme un disque dur rayé qui reste en place.  Et cette histoire qui refait surface est vielle comme Mathusalem! Vos ressentis et sentiments envers vous-même et envers les autres se répètent – le disque est rayé (un pattern que vous répétez).

  1. Mettre un nom sur vos pensées et émotions

Appelez les choses par leur nom, un chat est un chat!  Une pensée est une pensée et une émotion, une émotion!

Une émotion est une réaction physiologique, qui ne dure  que 3 à 4 minutes maximum, permettant au corps de répondre de façon adaptée à un stimulus de l’environnement.

Les émotions de base sont les suivantes : la joie, la tristesse, la colère, la peur, la surprise, le dégoût et la honte.

Un sentiment est une construction mentale. Un état affectif d’ordre psychologique, même si un sentiment peut être le prolongement d’une émotion (par exemple : l’angoisse par rapport à la peur, la déception par rapport à la tristesse…).

Exemple : Mon patron ne comprend pas – il me met en colère car je dois répéter.

Devient dans notre identification : J’ai l’impression que mon patron ne voit pas mon point de vue, et je ressens de la colère.

  1. Accepter ces pensées et émotions

Ici, on met le contrôle et l’ego hors-service.  C’est le temps de fermer ces applications qui ralentissent le processus de traitement afin de libérer de l’espace pour mieux se centrer.  Prenez quelques bonnes respirations profondes, ressentez ce qui est présent à ce moment à l’intérieur de vous et à l’extérieur, et même ressentez de la compassion envers autrui et surtout envers vous-même.  Regardez la situation telle qu’elle est, dans sa réalité.  Quelle est la qualité énergétique de ce que vous ressentez à cet instant (positive, négative ?)

  1. Diriger vos actions en fonction de vos valeurs (vos actions sont-elles cohérentes avec vos valeurs et votre conscience?)

Quelle réponse allez-vous donner au stimulus maintenant que votre mémoire de travail est libérée et que vous avez lâché l’appât?

Cette réponse va t-elle servir vos propres intérêts, ceux de l’entreprise et les vôtres, vous servira t-elle à mener les autres vers un objectif collectif ou vous fera t-elle avancer vers le leader que vous désirez devenir?

Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace.  Et c’est dans cet espace que réside notre liberté de choisir et notre pouvoir de choisir notre réponse. C’est dans cet espace sacré que tout se joue! Dans les choix possibles, réside notre conscience et notre bonheur.

Pour vous aider, voici quelques valeurs universelles parmi lesquelles vous reconnaîtrez les vôtres.(Cette liste de valeurs est extraite  de Personal Value Card Sort – 2001)

 

Amitié Devoir Précision
Amusement

 

Famille Rationalité
Attention à Autrui Fiabilité Réalisme
Authenticité Générosité Responsabilité
Autonomie Honnêteté Réussite
Autorité Humilité Richesse
Aventure Humour Risque
Changement Justice Santé
Compassion Loisirs Savoir
Confort Maîtrise Sécurité
Connaissance de soi Modération Serviabilité
Contribution Non-conformité Service
Coopération Ordre Simplicité
Courtoisie Ouverture Stabilité
Créativité Pardon Tolérance
Défi Passion Tradition
Détermination Popularité
Développement Pouvoir

Dans toute réussite, la persévérance et l’effort sont des facteurs clés de succès.  Bien sûr, vous continuerez à mordre à l’appât, et c’est tout à fait normal.  Mettez souvent en pratique les étapes décrites ci-dessus, ce qui vous permettra de vous libérer de ces pensées et émotions et ainsi libérer vos ressources internes.

 

SOYEZ ÉLÉGAMMENT AGILE !

Si tu veux passer à autre chose, tu dois d’abord comprendre pourquoi tu ressentais ces émotions et pourquoi maintenant, tu n’as plus besoin de les ressentir.
Mitch Albom
Lorsque nous apprenons à gérer nos émotions nous pouvons obtenir une perspective plus large sur n’importe quelle situation, et souvent nous sauver de la douleur et de la frustration.
Dr Childre et Howard Martin
Une fois que l’émotion surgit, elle est la vérité pour l’instant. Pourquoi ? Parce qu’elle est là. Aussi je ne peux pas la nier.
Swami Prajnanpad
La véritable liberté exige de s’affranchir de la dictature de l’ego et de son cortège d’émotions.
Matthieu Ricard

Notre dame de Paris

Tout monument soit-il, une entreprise performante, un individu  solide comme le roc de Gibraltar ou Notre-Dame de Paris sera confronté à une situation des plus difficiles au cours de son existence.   Une mauvaise décision ou un défaut de fabrication ayant terni une réputation, la perte d’un emploi ou celle d’un être cher ou un incendie réduisant en cendres par ses flammes un chapitre de l’histoire  de l’humanité.  Mais voilà, qu’autour de ces drames certaines entreprises ploient sous la pression et certaines traversent les tempêtes tout comme certaines personnes vont flancher et que d’autres vont se dresser au milieu du champ de bataille. Mais qu’ont-elles de différent ? La résilience.

La réussite d’une personne ou d’une organisation ne dépend pas de sa  diplomation, de son expérience, de sa stratégie Marketing ou de sa gamme de produits ou services, c’est le niveau de résilience qui détermine qui vaincra ou qui s’avouera vaincu.

La capacité de résilience comporte certes une partie provenant d’un bagage génétique.  Mais la résilience, est en grande partie, une dimension qui se développe! Bonne nouvelle n’est-ce pas!  Alors, lisez attentivement, prenez des notes, faites-en un mantra de vie et amorcez le changement.

Alors qu’elles sont les grandes caractéristiques à posséder pour devenir résilient ?

  1. L’acceptation de la réalité telle qu’elle est :

Notre Dame a brûlé et a été bien abîmée.  Sa réparation va coûter cher et s’étendra sur plusieurs années.

Notre service est déficient et nous avons perdu des clients, ce qui a fait fondre nos profits autant que l’effet du réchauffement climatique sur les icebergs, nous frôlons la faillite.

J’ai perdu mon emploi, ma situation financière en sera affectée ainsi que mon moral. Je dois donc me mettre à jour, chercher ailleurs et sortir de ma zone de confort.

Les optimistes, ceux qui mettent leurs lunettes pour voir la vie en rose sont aveuglés par leur optimisme.  Certes, il est important d’être optimiste  sans toutefois perdre pied sur la réalité.  Les optimistes aveugles finissent K.O.

Regarder la réalité en face amène une préparation à agir afin de surmonter et à traverser toute épreuve difficile.

Une vision terre à terre et modeste est essentielle à la survie!

Soyez élégamment optimiste et restez réaliste!

Question : Est-ce que je comprends et accepte ma situation telle qu’elle est?

  1. Avoir la profonde conviction que la vie a un sens et s’appuyer sur ses valeurs profondes:

Regarder en arrière et analyser le parcours (les faits, gestes et actions) qui a mené à cette situation (bien sûr, certains éléments sont hors de notre contrôle – comme la perte d’un proche).  Partez à la quête de sens de cette situation. Ne vous apitoyez pas sur votre sort comme une victime, mais cherchez en le sens! Vous en sortirez grandi!  Et les décisions que vous prendrez donneront une signification à votre vie.

Des valeurs profondes et solides permettent de donner un sens à ce qui nous arrive et de façonner les événements en fonction de nos valeurs.

À cause de ses valeurs de bâtisseurs, de spiritualité profondément ancrée dans son histoire de chrétienté et de ses valeurs artistiques ( le gothique), la France ressuscitera Notre Dame de ses cendres (citation du téléjournal français).    Ce sont ces valeurs qui ont fait en sorte que le peuple entier a fait preuve de résilience et s’est mobilisé face à cette épreuve dépassant l’entendement, mais bien réelle, pour entamer le projet de reconstruction et leur conférant ainsi leur rôle de bâtisseur.

Questions : Remplacez la question :

Pourquoi moi?

par

Pourquoi pas moi?  Parce que vous pouvez tirer profit de cette situation et en faire profiter un nombre incroyable de personnes – (et même être payé pour le faire!)

Fixez-vous des objectifs concrets.  En effet, les études démontrent que les gens qui se fixent des objectifs canalisent leur énergie vers l’atteinte de ceux-ci et ainsi surmontent les difficultés.

Dans les intempéries  et les tempêtes, les valeurs sont les piliers et la structure qui vous serviront d’ancrage.

Vos valeurs sont votre GPS et votre solage.  Ce sont elles qui dictent vos décisions!

   Soyez élégamment branché – sur vos valeurs!

  1. Avoir des capacités d’improviser pour la suite des choses:

C’est de se débrouiller avec les moyens du bord, n’ayant pas les outils nécessaires pour faire face à la situation.  Mettez votre imagination à votre service! Il est temps de briller par vos talents de bricoleur et d’être inventif.  Vous avez tous en vous ce talent inventif.

Une discipline bien implantée génère un esprit créatif. En effet lorsque les règles et les consignes de base sont bien observées,  l’esprit créatif déploie son savoir-faire:

  • La discipline : C’est la volonté. Elle est l’exécution de la vision. La discipline est le sacrifice qu’implique la matérialisation de la vision, de votre mission jusqu’à ce que celle-ci se réalise. La discipline définit la réalité et l’acceptation de celle-ci. C’est l’exécution dans le monde réel, avec les obstacles à franchir, les embûches sur le chemin de la réalisation.
  • La discipline c’est de mettre en priorité ce que l’on veut au bout du compte en utilisant son processus créatif vs ce que l’on veut maintenant . Les gens et les entreprises disciplinés sont libres.
  • La discipline est une condition de la réussite, c’est l’engagement.

Exercez-vous dès maintenant.  Exercez-vous à improviser sans cesse lorsque vous n’avez pas les outils  nécessaires, ainsi l’art de l’improvisation deviendra une seconde nature.

  • Trouvez d’autres fonctions à des objets
  • Réfléchissez à des alternatives, à des plans B
  • Exploitez vos talents
  • Essayez de nouvelles choses

L’imagination est plus importante que le savoir!

 Soyez élégamment imaginatif !

La devise de Paris : « Fluctuat nec mergitur » , qui signifie : « il est battu par les flots mais ne sombre pas ».  Mantra tout-à fait à propos quand la résilience doit être au rendez-vous! Qu’en pensez-vous?

L’imagination est plus importante que le savoir. Le savoir est limité alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution.
La discipline est la toile de fond de tous les exploits.
Recherchez la liberté et vous deviendrez esclave de vos désirs. Recherchez la discipline et vous trouverez la liberté.
Les cinq sens de l’homme doivent lui en donner un sixième, complément de tous les autres : le sens des valeurs.
Articles précédents